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Conflit en Iran : l’économiste Dr Mohamed Cissé alerte sur les répercussions pour l’Afrique

Lejeune224.com Par Lejeune224.com
2 mars 2026
in Economie
Conflit en Iran : l’économiste Dr Mohamed Cissé alerte sur les répercussions pour l’Afrique
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Face à l’escalade militaire observée en Iran, l’économiste guinéen Dr Mohamed Cissé s’est exprimé sur les implications économiques potentielles pour le continent africain. Selon lui, les conséquences pourraient être lourdes et multiformes pour des économies déjà fragilisées par leur forte dépendance extérieure.

D’emblée, l’expert souligne que « ce conflit armé soulève des enjeux intercontinentaux et n’offre pas de perspectives économiques favorables pour le continent africain ». Il rappelle que « les économies africaines présentent une dépendance marquée aux énergies fossiles, et plusieurs pays producteurs se trouvent directement ou indirectement impliqués dans le conflit » qui a débuté samedi 28 février 2026 faisant des dégâts matériels et humains lourds. »

Au cœur des préoccupations figure le détroit stratégique d’Ormuz. « Environ 20 % du commerce mondial de pétrole transite par le détroit d’Hormuz. Une interruption potentielle de ce corridor stratégique induirait une perturbation logistique considérable, occasionnant une augmentation substantielle des prix du pétrole brut », explique Dr Mohamed Cissé.

Il précise également que « même les nations productrices dont les exportations n’empruntent pas ce détroit pourraient être sujettes à des perturbations dans leur chaîne d’exploitation en raison d’une augmentation des risques liés à la sécurité ». À cela pourrait s’ajouter « une augmentation des primes d’assurance maritime, majorant ainsi les coûts de fret ».

Toutefois, l’économiste nuance son analyse en évoquant certains pays producteurs africains. « Il convient d’introduire une nuance concernant certains pays africains producteurs de pétrole, tels que le Nigéria et l’Angola, lesquels pourraient bénéficier d’une augmentation des cours du pétrole brut », affirme-t-il. Mais il tempère aussitôt : « L’incidence globale reste indéterminée, car ces mêmes nations effectuent des importations de produits pétroliers raffinés, ce qui est susceptible d’amoindrir les bénéfices découlant de l’augmentation des prix mondiaux ».

Au-delà du secteur énergétique, les effets macroéconomiques pourraient être significatifs. « En conséquence, une inflation importée est hautement probable », avertit-il. Il ajoute que « les économies africaines, caractérisées par une forte dépendance aux importations de biens de consommation, surtout des produits alimentaires, sont susceptibles de connaître une dépréciation monétaire ». Selon lui, « l’étendue de cette détérioration sera tributaire, en particulier, de la structure et du solde de leurs balances commerciales ».

Les investissements directs étrangers ne seraient pas épargnés. « Il est possible que les investissements directs étrangers soient affectés de manière indirecte. Compte tenu de l’incertitude géopolitique et de l’augmentation du coût du capital, les investisseurs pourraient être amenés à différer ou à réduire la portée de leurs projets », analyse-t-il.

Sur le plan social, Dr Mohamed Cissé se montre particulièrement préoccupé. « Les coûts sociaux se révéleraient considérables, se manifestant par une augmentation généralisée des prix, une diminution du pouvoir d’achat et une exacerbation des tensions sociales, étant donné que les revenus nominaux n’évoluent généralement pas au même rythme que l’inflation », souligne-t-il.

Face à ces risques, l’économiste plaide pour des mesures anticipatives. « Pour faire face aux incertitudes géopolitiques croissantes auxquelles les pays africains sont confrontés, il devient nécessaire de renforcer les réserves stratégiques de carburant, d’autant plus que ce type de conflit pourrait devenir récurrent », recommande-t-il.

Il insiste également sur la transition énergétique : « Les projets hydroélectriques doivent être accélérés, parallèlement à un repositionnement stratégique vers les énergies renouvelables, afin de réduire la vulnérabilité énergétique structurelle ».

Sur le plan logistique et commercial, il estime que « les perturbations logistiques constituent un signal d’alerte pour diversifier les partenariats commerciaux et moderniser les infrastructures portuaires et de transport, dans le but de réduire les coûts internes et d’améliorer la compétitivité ».

Concernant les pays exportateurs de brut, il préconise une meilleure valorisation locale : « Les pays producteurs de pétrole devraient investir dans des capacités régionales de raffinage, tout en renforçant la coopération énergétique sous-régionale, afin de maximiser l’effet net des hausses de prix du brut ».

S’agissant des investissements, il propose des mesures ciblées : « Il serait pertinent de proposer des incitations fiscales ciblées et temporaires, en priorisant les projets à fort effet multiplicateur sur l’emploi et la valeur ajoutée locale ».

Enfin, il appelle à une gestion macroéconomique coordonnée : « Tout en conservant une posture sereine face aux questions sociales surtout, il est prudent de renforcer la coordination entre le Trésor et la Banque centrale. Cette coordination permet d’évaluer les éventuelles nécessités de mitigation des risques sociaux et leurs implications sur les équilibres monétaires et budgétaires ».

À travers cette analyse, Dr Mohamed Cissé met en garde contre les répercussions indirectes mais profondes d’un conflit lointain, dont les ondes de choc pourraient fragiliser davantage des économies africaines déjà exposées aux aléas extérieurs.

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