La grève générale et illimitée déclenchée par le Syndicat National des Enseignants (SNE) ce lundi 1er décembre a entraîné d’importantes perturbations dans plusieurs établissements scolaires de la commune de Matoto.
Au lycée Léopold Sédar Senghor ainsi qu’au complexe scolaire Yaguine et Fodé, les cours ont été largement perturbés dès la matinée. Plusieurs enseignants ont répondu à l’appel du SNE, entraînant une désorganisation notable du programme scolaire.
Le groupe scolaire Bah Ibrahima Kaba, situé à Petit Simbaya, dans la commune de Lambagni a également été touché par le mouvement. Faute d’enseignants suffisants, la direction a libéré les élèves à partir de 10 heures.
À l’inverse, d’autres écoles de la capitale ont poursuivi normalement les cours, suivant les consignes du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), qui avait appelé à maintenir les activités pédagogiques.
Cette divergence syndicale intervient alors que l’intersyndicale de l’Éducation est engagée depuis plusieurs jours dans des négociations avec le gouvernement guinéen pour la signature du statut particulier des enseignants.
Si le SLECG reconnaît des avancées significatives dans les discussions, le SNE estime au contraire que les points essentiels n’ont pas évolué, justifiant ainsi son appel à la grève générale.
Par ailleurs, des sources locales rapportent qu’un accrochage aurait eu lieu entre élèves à Kindia dans le contexte de cette mobilisation, même si les circonstances exactes restent encore à clarifier.
La situation demeure tendue dans le secteur éducatif, en attendant l’issue des négociations en cours entre les syndicats et les autorités.

