Dans son compte rendu aux hommes de médias ce mercredi lors d’une rencontre d’échange, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) a exprimé à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG) les inquiétudes formulées par certains partis politiques et mouvements concernant l’accès équitable à la télévision nationale pendant la campagne référendaire.
Face à ces préoccupations, la directrice générale de la RTG a reconnu les difficultés de son média à assurer une couverture exhaustive de toutes les activités politiques sur le terrain. « Nous ne disposons pas de plus de sept caméras pour la couverture sur le terrain », a expliqué Makèmè Bamba soulignant ainsi les limites logistiques de la maison.
Cependant, elle a tenu à rassurer les acteurs politiques sur la volonté de la RTG de respecter scrupuleusement les dispositions réglementaires que la HAC mettra en place.
« Les dispositions réglementaires que la HAC va mettre sur pied, nous allons marcher en fonction de ces dispositions. Nous aurons la liste de ceux qui ont le droit d’être sur le terrain pour faire la campagne, ainsi que leur temps d’antenne. Vous savez que la RTG n’a pas suffisamment de moyens pour couvrir tout le monde en même temps. Mais la HAC promet de faire un programme qui évite les chevauchements, afin de faciliter notre travail ».
La responsable a donné un exemple concret : si trois partis politiques tiennent simultanément des meetings dans la même ville, la HAC veillera à ce qu’ils ne se retrouvent pas au même moment et au même endroit. Cette organisation permettra à la RTG d’assurer une couverture équilibrée et ordonnée de l’ensemble des acteurs. Pour les enregistrements sur place, la RTG est, selon la directrice, prête à y procéder « sans problème ».
Enfin, la directrice a pris l’engagement ferme de respecter à la lettre les temps d’antenne qui seront accordés à chaque parti politique :
« Si la HAC dit cinq minutes par parti politique, nous n’allons même pas couper une seconde. La RTG s’engage à diffuser les cinq minutes intégrales attribuées », a-t-elle conclu.

