À l’approche du référendum constitutionnel prévu pour septembre, un article de la nouvelle Constitution alimente les débats politiques en Guinée. Il pourrait barrer la route à certains leaders historiques de l’opposition, notamment Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, tous deux en exil depuis plusieurs années.
L’article 48 du projet de Constitution, rendu public récemment, stipule :
> « Tout candidat à l’élection présidentielle est tenu d’être présent sur le territoire national depuis le dépôt de sa candidature jusqu’à la proclamation des résultats définitifs, sauf cas de force majeure dûment constaté par la Cour constitutionnelle. »
Cette disposition, qui sera soumise à l’approbation du peuple en septembre prochain, pourrait avoir des conséquences majeures sur la vie politique guinéenne. En effet, Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), et Sidya Touré, leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR), vivent tous deux hors du pays depuis plusieurs années. Le premier est par ailleurs cité dans une affaire judiciaire liée à la liquidation d’Air Guinée, bien qu’il nie toute implication et dénonce une cabale politique.
Si la Constitution est adoptée telle quelle, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré devront non seulement revenir en Guinée, mais aussi rester sur le sol national tout au long du processus électoral. À défaut, ils pourraient voir leur candidature rejetée.
La balle est désormais dans le camp du peuple guinéen, qui devra trancher sur cette nouvelle charte fondamentale. Reste à savoir si ces exilés politiques feront le choix du retour… ou de la rupture.

