L’ancien haut cadre équato-guinéen Baltasar Ebang Engonga a comparu lundi 1er juillet devant le tribunal national pour répondre d’accusations graves : détournement de fonds publics, enrichissement illicite et abus de fonction. Le procès, très attendu, se déroule dans un climat de forte tension, tant l’affaire mêle enjeux financiers, pouvoir politique et révélations sulfureuses.
Le parquet national a requis une peine cumulée particulièrement lourde à l’encontre de Baltasar :
8 ans de prison pour détournement de fonds,
4 ans et 5 mois pour enrichissement illicite,
6 ans et un jour pour abus de fonction.
À ces peines d’emprisonnement s’ajoutent une amende colossale de plus de 910 millions de francs CFA et une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant la durée de sa peine.
L’affaire implique également plusieurs hauts responsables de la Direction générale de l’assurance et de la réassurance, soupçonnés d’avoir participé à un vaste système de corruption et de détournement au sein de cette institution stratégique.
Mais au-delà des accusations judiciaires, c’est la dimension personnelle et scandaleuse du dossier qui agite l’opinion publique. Fin 2024, des vidéos compromettantes montrant Baltasar Ebang Engonga dans des relations sexuelles explicites dans son propre bureau avaient fuité sur les réseaux sociaux. Certaines des femmes identifiées dans ces enregistrements seraient liées à des familles influentes du gouvernement. Ces révélations avaient provoqué une onde de choc dans tout le pays, jetant un discrédit encore plus grand sur l’homme politique déjà fragilisé.
Le procès, dont les audiences sont suivies de près par la presse et la population, cristallise aujourd’hui les attentes d’une justice plus ferme face à la corruption et à l’impunité. La Cour devrait rendre son verdict dans les prochains jours, dans une décision qui pourrait marquer un tournant symbolique pour la lutte contre la corruption en Guinée équatoriale.

