La capitale guinéenne va accueillir un forum inédit les 7 et 8 juillet prochain, réunissant des experts nationaux et internationaux autour d’un enjeu crucial : le recouvrement des avoirs issus de la délinquance financière. Cette rencontre de haut niveau, organisée sous l’égide du gouvernement guinéen, sera une occasion de poser les jalons d’une coopération interinstitutionnelle durable et efficace, dans un domaine aussi sensible que stratégique.
« On ne peut pas cerner tous les contours des missions d’une agence comme la nôtre sans partenariats ni partage d’idées », a déclaré Alpha Sény Camara, magistrat et Directeur Général de l’Agence guinéenne de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC). Il a notamment insisté sur la nécessité de s’inspirer des modèles existants dans des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin, mais surtout la France, où l’AGRASC bénéficie de plus de dix ans d’expérience.
Ce forum va permettre un dialogue franc entre les différents acteurs impliqués dans la lutte contre la criminalité financière et leurs homologues français. Ces échanges ont pour objectif non seulement de renforcer la transparence dans le traitement des biens saisis, mais aussi de consolider l’État de droit.
Pour le magistrat Alpha Sény Camara, la mise en place de l’agence guinéenne marque une avancée majeure. « Elle permet, comme en France, de lutter en dernière ligne contre la délinquance financière. L’AGRASC en Guinée et l’AGRASC en France sont les derniers maillons de la chaîne pénale. » Il souligne également l’importance d’une acceptation unanime des décisions de justice, malgré les éventuels obstacles rencontrés.

