À peine entamée, la session 2025 du baccalauréat connaît déjà des remous en région forestière. Après seulement deux jours d’épreuves, de nombreux candidats ainsi que plusieurs surveillants ont été éliminés pour fraudes ou manquements aux consignes de rigueur imposées par le ministère de l’Éducation nationale.
Selon les autorités éducatives locales, 72 candidats ont été exclus des centres d’examen, principalement pour port de documents non autorisés et utilisation de téléphones portables. Une pratique pourtant strictement interdite et pour laquelle de nombreuses campagnes de sensibilisation avaient été menées en amont de l’examen.
« Pour les deux premiers jours, nous avons enregistré des incidents liés au port de documents et au port de téléphones. Malgré les sensibilisations et tout ce qu’on a fait comme effort, il y a de ces élèves qui s’entêtent toujours », a déploré Gbato Donzo, Inspecteur Régional de l’Éducation de Nzérékoré.
« Et le plus souvent, ce sont des élèves mal préparés qui, en réalité, n’ont pas suivi les cours durant l’année », a-t-il ajouté.
La rigueur ne s’est pas limitée aux candidats. Dans un souci de responsabilité partagée, 66 surveillants ont également été sanctionnés pour manque de vigilance ou laxisme dans l’accomplissement de leurs fonctions.
Des chiffres inquiétants par préfecture
Dans les principales localités de la région forestière, les statistiques sont révélatrices :
Guékédou : 21 candidats éliminés, 18 surveillants sanctionnés
Lola : 31 candidats éliminés, 25 surveillants sanctionnés
Nzérékoré : 19 candidats éliminés, 21 surveillants sanctionnés
Yomou : 1 candidat éliminé, 2 surveillants sanctionnés
Ces chiffres témoignent d’une tendance préoccupante dans la conduite des examens en région forestière. Pour les autorités éducatives, l’heure est à la fermeté.
« Nous devons préserver la crédibilité de nos examens. Toute tentative de triche sera sanctionnée sans état d’âme », a insisté M. Donzo.

