Le Collectif des Contractuels Temporaires de Guinée (CCTG) a animé une conférence de presse ce lundi à la Minière, pour attirer l’attention des autorités sur la situation des contractuels temporaires de l’administration publique, rémunérés à travers le FUGAS.
À cette occasion, le coordinateur du collectif, Thierno Bailo Diallo, a dénoncé les conditions de vie précaires des travailleurs concernés et appelé à une régularisation de leur statut.
Selon lui, ces agents servent depuis plusieurs années dans différents départements ministériels, malgré des salaires jugés insuffisants.
« Les contractuels temporaires de Guinée ont longtemps servi l’administration et les différents départements. Aujourd’hui, ils sont au niveau du FUGAS et logés dans les banques avec un salaire dérisoire. Nous demandons aux autorités le changement de notre statut afin que nous puissions puissent avoir une meilleure subsistance », a déclaré Thierno Bailo Diallo.
Le coordinateur du CCTG a toutefois salué certaines avancées enregistrées ces derniers mois, notamment le déblocage des salaires de plusieurs contractuels et le travail de recensement engagé par le ministère du Travail et de la Fonction publique.
« Quelques lignes ont bougé. Il y avait près de 300 contractuels dont les salaires étaient bloqués ; ils ont été débloqués. Il y a également eu une évolution au niveau du toilettage des effectifs, parce qu’il existait des cas fictifs et un fichier peu clair. Grâce aux efforts du ministère, un travail sérieux a été fait pour assainir les données », a-t-il expliqué.
Revenant sur les difficultés persistantes, Thierno Bailo Diallo a indiqué que le collectif garde espoir quant à une issue favorable auprès des autorités de la transition.
« Nous ne savons pas exactement les raisons du blocus actuel. Nous intervenons seulement auprès du ministère de la Fonction publique afin que la situation soit débloquée. Le ministre avait promis de saisir le gouvernement et le Président de la République pour présenter les effectifs et mettre fin à cette galère nationale », a-t-il affirmé.
Le coordinateur du collectif estime que les rémunérations actuelles ne permettent pas aux contractuels de vivre décemment en Guinée.
« Même avec 2 500 000 francs guinéens, on ne peut pas vivre convenablement aujourd’hui . Nous prenons 550. 000 comme salaire. C’est insignifiant. Ce qui nous maintient, c’est l’espoir et le courage de servir la nation », a-t-il ajouté.
Selon le CCTG, plus de 1 000 contractuels temporaires seraient concernés par cette situation.

