À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai, la Cour suprême de Guinée affiche sa volonté de garantir un traitement rigoureux et crédible des litiges électoraux. Ce lundi 20 avril 2026, l’institution judiciaire a donné le coup d’envoi de travaux stratégiques de renforcement des capacités à l’intention de ses magistrats et greffiers.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a rappelé l’importance cruciale de cette période pour la crédibilité des institutions républicaines. Selon lui, les échéances électorales constituent un véritable test de solidité pour l’appareil judiciaire.
« La tenue des élections constitue, dans toute démocratie, un moment de vérité. Elle met à l’épreuve non seulement les dispositifs organisationnels, mais également la solidité des institutions chargées d’en garantir la régularité, la transparence et la crédibilité », a-t-il déclaré devant les participants.
Dans son intervention, le haut magistrat a insisté sur le rôle central de la Cour suprême, présentée comme la garante de la légalité et de l’unité dans l’interprétation du droit en matière électorale. Il a particulièrement mis l’accent sur la responsabilité des juges face aux attentes des citoyens.
« La crédibilité du juge électoral repose autant sur sa compétence technique que sur la confiance qu’il inspire », a martelé Fodé Bangoura.
Au-delà d’une simple formation, ces travaux visent, selon lui, à harmoniser les pratiques au sein de la juridiction, renforcer la maîtrise des textes juridiques et anticiper les éventuels litiges liés au processus électoral. L’objectif affiché est de permettre des décisions cohérentes, juridiquement solides et rendues dans des délais compatibles avec les impératifs du calendrier électoral.

