Une rumeur faisant état de l’arrestation de deux membres du gouvernement circule depuis plusieurs jours en Guinée. Selon cette information, les ministres Mourana Soumah et Mory Condé auraient été mis aux arrêts depuis le retour du président de la République, Mamadi Doumbouya, vendredi dernier.
Interrogé sur cette rumeur ce mercredi 19 août 2026, lors d’une rencontre entre les journalistes et les porte-paroles du gouvernement et de la Présidence, le Général Amara Camara a apporté un démenti qui se veut clair.
Le ministre, Secrétaire général de la Présidence et porte-parole de l’institution, a invité les journalistes à vérifier directement l’information auprès des personnes concernées. Selon lui, les deux ministres visés par la rumeur seraient bien présents à leurs bureaux et continueraient normalement à exercer leurs fonctions.
« En partant dans les bureaux des deux ministres dont vous n’avez pas cité les noms, vous les trouverez en train de faire leur travail au nom de la République », a-t-il déclaré.
Sans viser directement des médias ou des journalistes, le Général Amara Camara a toutefois déploré la place croissante accordée au sensationnel dans le traitement de l’information.
Pour le porte-parole de la Présidence, cette situation souligne la nécessité de renforcer la collaboration entre les institutions et les professionnels des médias afin de permettre au public d’accéder à des informations vérifiées et communiquées au moment opportun.
« C’est le sens de la communication respectable et institutionnelle que nous voulons établir avec vous pour donner la vraie information au bon moment, pour éviter que l’intoxication soit la voie de communication », a-t-il souligné.
Au-delà de cette rumeur, le Général Amara Camara a également insisté sur l’importance de la paix et de la stabilité pour accompagner les efforts de développement de la Guinée. Il a défendu les performances économiques du pays, évoquant notamment une croissance estimée à 8,5 % cette année, avec la possibilité d’atteindre des niveaux proches de deux chiffres dans les prochaines années.
Pour lui, la stabilité constitue une condition essentielle à la poursuite du développement national. « Un pays, pour qu’il se développe, il faut au minimum la paix et la stabilité », a-t-il rappelé.
Cette rencontre avec les médias apparaît ainsi comme une volonté des autorités de renforcer la communication institutionnelle et de lutter contre la désinformation, alors que les rumeurs circulent rapidement sur les réseaux sociaux et dans l’espace public.

