Alors que l’intersyndicale de l’éducation FSPE-SNE brandit la menace d’une grève générale et illimitée, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle tente de calmer le jeu. Dans une sortie médiatique son porte-parole, Mohamed Ansa Diawara, s’est voulu rassurant quant à l’évolution des négociations en cours.
Face à plusieurs médias nationaux, le responsable a affirmé que les discussions engagées entre les autorités et les partenaires sociaux progressent « en bon train ». Selon lui, toutes les dispositions sont en train d’être prises pour éviter une perturbation du calendrier scolaire.
« La grève a des impacts négatifs sur tous : le département, le gouvernement, les citoyens, mais aussi sur ceux qui la déclenchent », a-t-il déclaré. Mohamed Ansa Diawara estime ainsi qu’une nouvelle paralysie du système éducatif n’est pas envisageable, d’autant plus que l’année scolaire touche à sa fin et accuse déjà un retard important.
Le porte-parole a également insisté sur la responsabilité des acteurs syndicaux. « Nous pensons qu’il n’y aura pas de nouvelle grève, car les résolutions seront respectées et appliquées à la lettre », a-t-il assuré.
Dans la même dynamique, le ministère se veut confiant quant à l’application des engagements pris lors de l’accord du 3 janvier 2026. « Nous rassurons l’ensemble des acteurs du système éducatif : la mise en œuvre des points de cet accord est en très bonne voie », a martelé le porte-parole.
Cependant, le département dit avoir été surpris par l’annonce de la menace de grève, apprise par voie de presse. Mohamed Ansa Diawara regrette cette démarche et rappelle que son ministère reste l’un des premiers impactés par toute cessation de travail dans le secteur.
« Quand le département est touché, le gouvernement l’est aussi, et au final, ce sont les citoyens qui en pâtissent », a-t-il conclu.

