Le procès de l’ancien ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Damantang Albert Camara, s’est ouvert ce mercredi devant la chambre de jugement de la CRIEF. Poursuivi pour un présumé détournement de près de 240 milliards de francs guinéens, l’accusé a fermement rejeté les faits à la barre.
Un patrimoine détaillé devant la Cour
Au cours de son audition, l’ancien ministre a dressé un inventaire de ses biens, affirmant ne posséder « aucune maison », mais uniquement des parcelles acquises ou reçues au fil des années. Il a notamment cité :
- Une parcelle à Mafèrinyah, achetée en 2017 pour 55 millions GNF
- Deux parcelles à Kissidougou, dont l’une acquise à 18 millions GNF et l’autre offerte par un membre de sa famille (l’une ayant été perdue à la suite d’un conflit foncier)
- Quatre hectares à Coyah, acquis en 2013
- Une plantation de 76 hectares à Kouroussa, achetée en 2017 pour 25 millions GNF
- D’autres parcelles reçues en donation à Dubréka
Ces déclarations visent, selon lui, à démontrer la traçabilité de son patrimoine.
Une défense ferme face aux accusations
Malgré la gravité des charges retenues contre lui, l’ancien ministre maintient sa position : il nie tout détournement de fonds publics. La suite des audiences devant la CRIEF devrait permettre d’examiner les éléments de preuve et d’entendre les différentes parties impliquées dans ce dossier à fort enjeu.

