Une vive tension a marqué la journée du mardi 24 mars 2026 à Taouyah, dans la commune de Ratoma, suite à l’arrestation de M. Paul Emmanuel Soumah, directeur du groupe scolaire privé Jean-Paul Soumah. À l’origine de cette affaire : le renvoi d’un élève qui n’aurait pas respecté les règles de coiffure imposées par l’établissement. Selon plusieurs sources, l’élève concerné serait le fils d’un gendarme.
Dans un communiqué rendu public, le Syndicat National de l’Éducation (SNE) a vivement réagi à cette interpellation jugée brutale. Son Secrétaire général, Michel Pépé Balamou, s’est rendu le même jour au Service Central de Protection des Personnes Vulnérables (SCPPV) pour « s’enquérir de la version réelle des faits ayant conduit à cette interpellation ».
Le SNE indique que « il est reproché à notre camarade d’avoir renvoyé de son établissement un élève au motif d’une mauvaise coiffure », tout en précisant que « l’observation de la chevelure de l’élève ne présente aucun signe apparent justifiant, en apparence, une telle mesure d’exclusion ».
Malgré cette réserve, le syndicat condamne fermement la manière dont le directeur a été appréhendé. « Le SNE déplore avec la plus grande fermeté l’usage de la force dans le dénouement de cette situation », souligne le communiqué, ajoutant que « la procédure normale aurait dû consister à saisir les autorités éducatives compétentes plutôt que de le traîner de force dans une gendarmerie ».
Dans un appel à l’apaisement, le syndicat invite les enseignants à garder leur calme : « Le SNE invite l’ensemble des enseignantes et enseignants de Guinée à rester calmes », tout en rassurant que « les autorités éducatives mettent actuellement tout en œuvre pour une résolution pacifique et rapide de cette crise ».
Le communiqué insiste également sur le caractère évitable de cette situation : « Ce conflit n’aurait jamais dû exister si chaque partie avait fait preuve de retenue », rappelant par ailleurs que les familles concernées entretiennent des relations de voisinage.

