Le parquet général près la cour d’appel de Conakry a rendu public un communiqué de presse mettant en lumière des avancées majeures et récentes dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en République de Guinée.
Selon les autorités judiciaires, ces dernières semaines ont été marquées par des opérations d’envergure menées en coordination avec les forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Ces actions ont permis l’interpellation d’un groupe de onze individus, dont plusieurs ressortissants étrangers, dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan.
Une arrestation récente au cœur de l’enquête
Parmi les faits les plus marquants figure l’interpellation récente d’un individu de nationalité malienne, identifié comme Fotigui Daou, arrêté à Kankan. Il est soupçonné d’appartenir à une cellule dormante liée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une organisation terroriste active dans la sous-région.
Les investigations ont révélé des liens étroits entre cet individu et des réseaux de radicalisation, notamment à travers des plateformes de messagerie comme WhatsApp. Lors de son interrogatoire, il aurait reconnu avoir participé à une opération de libération d’otages contre rançon, contribuant ainsi au financement d’activités terroristes.
Des réseaux numériques de radicalisation démantelés
Les enquêtes ont également permis de mettre à jour l’existence de plusieurs groupes de messagerie affiliés au GSIM, totalisant plus de 500 membres, dont plusieurs Guinéens. Deux individus, identifiés comme Ibrahim Sow et Cheick Ibrahima Savane, ont été arrêtés pour leur implication active dans ces réseaux.
Ces révélations confirment une évolution inquiétante des modes opératoires, avec une radicalisation de plus en plus structurée en ligne.
Des poursuites judiciaires engagées
Les personnes interpellées ont été déférées devant le parquet de Kaloum, puis inculpées pour des faits graves, notamment complicité de terrorisme, association de malfaiteurs et financement d’activités terroristes. Elles ont été placées en détention conformément aux dispositions du Code pénal et des lois en vigueur.
Un appel à la vigilance
Face à ces développements récents, le Parquet Général se veut rassurant tout en appelant à la vigilance. Il souligne la mobilisation totale des autorités pour garantir la sécurité des citoyens et invite la population à collaborer activement en signalant tout comportement suspect.
Enfin, les autorités rappellent que toute implication, directe ou indirecte, dans des activités terroristes expose à de lourdes sanctions pénales.
Cette série d’arrestations récentes illustre la détermination des autorités guinéennes à endiguer la menace terroriste et à préserver la stabilité du pays dans un contexte régional particulièrement sensible.

