Après plusieurs jours de tensions liées aux différends frontaliers avec ses voisins, la Guinée amorce une phase de décrispation. Les autorités militaires ont annoncé un allègement progressif du dispositif sécuritaire déployé le long des frontières, à la suite des décisions prises lors du sommet de l’Union du fleuve Mano, tenu le lundi 16 mars 2026 à Conakry.
Placée sous l’égide du président de la transition, Mamadi Doumbouya , cette rencontre de haut niveau a permis de réunir les chefs d’État des pays membres de l’Union du fleuve Mano dans un contexte marqué par des tensions croissantes dans certaines zones frontalières.
À l’issue des échanges, un accord a été trouvé en vue de privilégier le dialogue et la coopération régionale pour désamorcer les différends. Dans la foulée, l’état-major général des armées guinéennes a engagé un processus d’allègement du dispositif militaire mis en place ces derniers jours.
L’annonce officielle a été faite tard dans la soirée par le chef d’état-major général des armées, le général Ibrahima Sory Bangoura . Selon lui, cette décision s’inscrit dans une dynamique d’apaisement et de confiance mutuelle entre les États concernés.
« Cet allègement progressif traduit la volonté des autorités guinéennes de soutenir les efforts diplomatiques en cours et de favoriser un climat de paix durable dans la sous-région », a-t-il indiqué.
Toutefois, les forces de défense et de sécurité restent mobilisées et vigilantes afin de garantir l’intégrité du territoire national, ont tenu à préciser les autorités militaires.
Ce début de décrispation est perçu comme un signal fort en faveur de la stabilité régionale, alors que les populations frontalières espèrent un retour rapide à la normale après plusieurs jours d’inquiétude.
L’évolution de la situation dans les prochains jours sera déterminante pour consolider les acquis de cet accord et prévenir toute résurgence des tensions.

