La mère de l’ancien ministre guinéen Tibou kamara a été enlevée dans la nuit du mardi 3 mars 2026 par des individus non identifiés, dans la ville de Dinguiraye. L’information, confirmée par plusieurs sources familiales a suscité une vive émotion dans l’opinion publique.
Selon les premières informations, les faits se sont produits au domicile familial de l’ancien ministre dans un contexte particulièrement troublant. Des hommes non identifiés auraient fait irruption dans la concession aux environs des heures du Nafila, un moment de prières surérogatoires nocturnes.
Au cours de cette opération, Hadja Asmaou, mère de l’ancien ministre, ainsi que deux autres membres de la famille auraient été conduites de force vers une destination inconnue. L’identité des ravisseurs et leurs motivations restent inconnus.
Face à la gravité de la situation, les autorités judiciaires ont annoncé l’ouverture d’une enquête. Dans un communiqué rendu public ce jeudi et lu devant la presse locale, le parquet général près la Cour d’appel de Kankan indique avoir été informé de « faits d’une particulière gravité » relatifs à l’enlèvement de trois personnes résidant dans la commune urbaine de Dinguiraye.
Le parquet précise que des investigations ont été immédiatement engagées afin d’identifier les auteurs de cet enlèvement et de retrouver les victimes. Pour l’heure, aucune piste officielle n’a été rendue publique.
Cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par la récente activité médiatique de Tibou Kamara. L’ancien ministre s’est en effet montré particulièrement actif ces dernières semaines dans le débat public, notamment à travers la publication de tribunes et d’analyses critiques portant sur la gestion politique et certaines figures du CNRD.
Si aucun lien n’a pour l’instant été établi entre ces prises de position et l’enlèvement signalé, l’affaire continue d’alimenter interrogations et réactions au sein de l’opinion publique, tandis que les autorités poursuivent leurs investigations.

