Le débat sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies refait surface avec insistance. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a estimé que l’absence de représentation permanente de l’Afrique au sein de cet organe clé est désormais « indéfendable », appelant à une réforme qui reflète les réalités du monde actuel.
Créé en 1946 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Conseil de sécurité conserve une architecture héritée d’un ordre international aujourd’hui jugé dépassé. Alors que le continent africain est au cœur de nombreuses décisions liées à la paix et à la sécurité internationales, aucun pays africain ne dispose d’un siège permanent, une situation perçue par de nombreux observateurs comme une anomalie.
Avec plus de cinquante États membres et un poids démographique et diplomatique croissant, l’Afrique reste pourtant largement concernée par les résolutions adoptées par l’organe exécutif de l’ONU. Cette absence de représentation permanente est régulièrement critiquée, certains estimant qu’elle affaiblit la légitimité des décisions prises à l’échelle mondiale.
Pour António Guterres, une réforme s’impose. « L’absence de sièges permanents pour l’Afrique au sein du Conseil de sécurité est indéfendable. Le Conseil de sécurité doit refléter le monde d’aujourd’hui. Nous sommes en 2026, pas en 1946. Chaque fois que des décisions concernant l’Afrique et le monde sont en jeu, l’Afrique doit être présente à la table des négociations », a-t-il déclaré.

