Conakry – Le Premier ministre, Bah Oury, a rencontré ce lundi 2 février 2026 des représentants de partis politiques guinéens. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la nouvelle dynamique politique enclenchée à la suite de l’élection présidentielle ayant conduit à l’investiture du président Mamadi Doumbouya.
D’entrée de jeu, le chef du gouvernement a tenu à clarifier le contexte ayant entouré la candidature du chef de l’État. Selon lui, Mamadi Doumbouya s’est présenté à la présidentielle en tant que candidat indépendant. « Le candidat Mamadi Doumbouya était un candidat indépendant, c’est-à-dire sans structure politique ni structure organisée comme telle pour le soutenir et l’accompagner de manière institutionnelle. Il a préféré cette approche pour dire qu’il est le candidat de tous », a expliqué Bah Oury.
Le Premier ministre a souligné que, malgré cette indépendance, le président élu a su fédérer des soutiens multiples et variés au sein de la société guinéenne. « Parmi tous ces soutiens, il y a eu des partis politiques, des mouvements de soutien et des personnes qui, aimant la personne ou tirant les leçons du bilan, ont estimé qu’il fallait soutenir le candidat de la GMD », a-t-il indiqué.
Abordant l’étape post-investiture, Bah Oury a rappelé que le gouvernement avait respecté la tradition républicaine en présentant sa démission. « Après l’investiture du président, le gouvernement a présenté sa démission, celle du Premier ministre et de tous les membres du gouvernement », a-t-il précisé.
C’est dans ce contexte que le président Mamadi Doumbouya lui a confié une nouvelle mission politique majeure. « Le président m’a confié le soin de procéder au rassemblement, à l’élargissement et, en d’autres termes, à la création d’un mouvement politique intitulé Génération pour la modernité et le développement, Bâtir ensemble (GMD) », a déclaré le Premier ministre.
Pour Bah Oury, la création de cette entité politique répond à une nécessité institutionnelle. Il estime qu’un président élu a besoin d’un appui politique structuré pour conduire efficacement son action publique. « Le président de la République a besoin d’un soutien politique au sein des institutions, notamment à l’Assemblée nationale et au niveau des collectivités décentralisées. Aujourd’hui, pour avoir une majorité, il faut être structuré et organisé (…) Si chacun dit : ‘je veux être candidat’, par-ci, par-là, y compris les partis politiques, le pays sera ingouvernable. Il y aura tellement de fractions qu’une majorité deviendra impossible », a-t-il averti.

