Quatre jours après l’investiture du président Mamadi Doumbouya pour un mandat de sept ans, l’attente autour de la démission du Gouvernement de transition se prolonge. Dirigée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, l’équipe gouvernementale n’a, jusqu’à présent, pas officiellement remis sa démission, suscitant interrogations et spéculations dans l’opinion publique.
Sur les réseaux sociaux, les supputations se multiplient autour de l’identité du futur locataire du palais de la Colombe, mais aussi sur la composition du prochain gouvernement. Une effervescence alimentée par le silence institutionnel qui entoure la suite du processus politique, alors que le pays est officiellement entré dans une nouvelle phase constitutionnelle.
Selon des informations rapportées par Mosaïque Guinée, cette situation s’expliquerait par des divergences internes au sein de l’actuel gouvernement. Le Premier ministre Amadou Oury Bah, soutenu par un cercle restreint de ministres, serait favorable à une démission rapide, par souci d’élégance républicaine. Pour ce camp, le retour à l’ordre constitutionnel, acté au lendemain de l’investiture du chef de l’État, justifierait pleinement la remise du tablier gouvernemental.
Dans cette logique, Bah Oury aurait déjà donné instruction aux membres de son équipe de préparer les dossiers de passation de services, anticipant ainsi la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale.
À l’inverse, une majorité de ministres ne partagerait pas cette position. Toujours selon Mosaïque Guinée, ces derniers estimeraient qu’aucune disposition légale ne les oblige à démissionner automatiquement. Ils redouteraient également que le président de la République décide de ne pas leur confier la gestion des affaires courantes en attendant la nomination d’un nouveau gouvernement, une perspective qui renforcerait leur réticence.
Face à cette divergence de vues, plusieurs observateurs avertis estiment que la décision finale revient désormais au président Mamadi Doumbouya. En tant que garant du fonctionnement régulier des institutions, il lui appartiendrait de trancher et de fixer clairement le cap politique des prochains jours.

