Les responsables de l’Union Générale des Travailleurs (UGT) ont animé, ce mardi, une conférence de presse au cours de laquelle ils ont présenté leur feuille de route pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs guinéens. Les échanges ont été largement dominés par la situation jugée « préoccupante des enseignants des écoles privées. »
La secrétaire générale de l’UGT, Makoura Onivogui, a dénoncé la « précarité persistante » dans ce secteur, soulignant l’absence de contrats de travail pour de nombreux enseignants et des licenciements arbitraires. Elle a rappelé que la Guinée compte « 3 527 écoles privées contre 1 080 écoles publiques », faisant des enseignants du privé la majorité, mais aussi les plus vulnérables.
L’UGT a également pointé la suspension des salaires pendant les grandes vacances, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude financière.
Makoura Onivogui a par ailleurs dénoncé les pressions exercées contre les travailleurs syndiqués, rappelant que la loi impose une représentation syndicale à partir de 20 employés.
Face à ces dérives, l’UGT annonce l’ouverture d’un dialogue ferme avec les autorités et le patronat, afin d’instaurer un cadre réglementaire strict et mettre fin aux abus dans l’enseignement privé en Guinée.

