Le candidat du Bloc libéral (BL) à l’élection présidentielle du dimanche 28 décembre, Dr Faya Millimono, a dénoncé ce lundi 29 décembre de nombreuses « irrégularités » ayant, selon lui, entaché « la sincérité, la transparence et la crédibilité du scrutin ». Ces déclarations ont été faites lors d’une conférence de presse tenue au siège du parti à Conakry.
Devant les journalistes, Dr Faya Millimono a dressé un tableau sombre du déroulement du processus électoral, évoquant des entraves systématiques à la participation des délégués de son parti, des déplacements inexpliqués de bureaux de vote, ainsi que des violences et arrestations visant les observateurs du Bloc libéral.
« Le samedi dans la soirée, nous recevons des appels de nos responsables locaux, nous disant que les démembrements de la DGE refuseraient d’accepter nos ordres de mission sous prétexte que les ordres de mission n’auraient pas été visés par le directeurs préfectoraux. C’est moi-même qui ai pris le téléphone, j’ai appelé la directrice nationale des élections pour lui demander si ceci était légal. Alors quand je lui ai expliqué elle-même, elle était sidérée c’est comme s’il y avait une République Conakry et y avait autant de républiques qu’il y avait de préfectures à travers le pays. C’est la façon dont notre pays est gouverné aujourd’hui », a dénoncé Dr Faya Millimono.
Parmi les irrégularités jugées les plus graves, Dr Faya Millimono a dénoncé la délocalisation de plusieurs bureaux de vote vers des lieux non officiels. À Conakry, certains bureaux initialement prévus au collège Bas-Fonds à Kissosso n’auraient jamais fonctionné sur place, malgré les indications figurant sur les cartes d’électeurs.
« Nous avons trouvé des isoloirs sans aucun membre de bureau de vote. On nous a dit qu’il n’y avait pas de bureau de vote, alors que tout indiquait le contraire », a-t-il déclaré
Autre point d’inquiétude soulevé par le Bloc libéral : la présence de militaires devant certains bureaux de vote, filtrant l’accès des électeurs ou donnant des instructions sur la manière de voter. Dr Faya Millimono affirme que les délégués de son parti ayant tenté de dénoncer ces pratiques ont été molestés, arrêtés.
Il a cité plusieurs noms de personnes interpellées, dont certaines n’auraient été libérées qu’après de longues négociations.

