À quelques jours de l’échéance électorale, Alousseny Makanera Kaké a tenu, ce mercredi, une conférence de presse à la Maison de la Presse. L’ancien ministre y a présenté le général Mamadi Doumbouya comme « le candidat de la génération pour la modernité et le développement », en s’appuyant sur un bilan de transition qu’il juge exceptionnel et chiffré.
Face aux journalistes, Alousseny Makanera Kaké a livré une intervention structurée et résolument tournée vers les résultats. Pour lui, le choix du prochain président de la République doit être un acte réfléchi, fondé sur l’analyse des réalisations concrètes.
« Une élection ne doit pas se résumer à glisser un bulletin dans l’urne », a-t-il déclaré, appelant les électeurs guinéens à voter en toute conscience, après avoir évalué la vision, la crédibilité et la capacité d’action des candidats.
Au cœur de son exposé, Makanera Kaké a dressé un tableau détaillé des acquis enregistrés au cours des quatre années de transition. Selon lui, ces réalisations traduisent une transformation profonde de la Guinée dans plusieurs secteurs clés.
Dans le domaine de l’éducation, il a cité la rénovation de 563 écoles, la construction de plus de 1 000 nouvelles salles de classe, ainsi que la mise en œuvre d’un programme de connexion numérique couvrant plus de 2 200 établissements scolaires à travers le pays.
Sur le plan de la santé, il a estimé que la Guinée est progressivement passée d’un système où les soins étaient perçus comme un privilège à une approche où la santé devient un droit effectif pour l’ensemble des citoyens.
Concernant l’emploi public, l’ancien ministre a salué le recrutement jugé historique de 20 000 agents à la fonction publique, accompagné d’une revalorisation salariale significative, marquée par un quasi-doublement des rémunérations.
En matière d’énergie, il a mis en avant l’augmentation de la puissance installée de plus de 200 mégawatts, ainsi que l’extension des réseaux électriques, notamment l’interconnexion de la région forestière au réseau ivoirien, améliorant l’accès à l’électricité pour les ménages et les entreprises.
Le volet économique a occupé une place centrale dans l’intervention de Makanera Kaké. Il a expliqué que la réforme de la méthode de calcul du Produit intérieur brut (PIB) a permis d’intégrer de nouveaux secteurs de l’économie nationale, offrant ainsi une image plus fidèle de la réalité économique du pays.
Selon lui, le PIB de la Guinée atteindrait désormais 310 898 milliards de francs guinéens, positionnant le pays comme la deuxième économie de l’Afrique francophone, derrière la Côte d’Ivoire et devant le Sénégal.
Il a également souligné l’amélioration de la note souveraine de la Guinée, passée de B- à B+ avec une perspective stable, une première dans l’histoire du pays. Une évolution qu’il attribue à une meilleure discipline budgétaire, à la stabilité macroéconomique et au regain de confiance des investisseurs internationaux.
Simandou, un pont vers la prospérité
Au-delà du bilan, Alousseny Makanera Kaké a présenté les grandes lignes du projet de société porté par son candidat. Le mégaprojet minier Simandou a été décrit comme un levier stratégique majeur, capable de transformer durablement l’économie nationale.
En conclusion, Makanera Kaké a estimé que si le général Mamadi Doumbouya a pu obtenir de tels résultats en quatre ans, dans un contexte de transition jugé complexe, il dispose des capacités nécessaires pour faire davantage sur un mandat complet. Pour lui, Mamadi Doumbouya incarne aujourd’hui « l’alternative la plus crédible » pour assurer la stabilité, la modernisation et le développement durable de la Guinée.

