Le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a critiqué certaines pratiques journalistiques qu’il estime responsables de graves injustices au sommet de l’État.En tournée à l’intérieur du pays, dans le cadre de la couverture de la campagne présidentielle, il a dénoncé l’impact négatif de la désinformation sur la stabilité institutionnelle et la réputation de plusieurs responsables publics.
Selon lui, des ministres ont été injustement limogés à la suite d’accusations de détournement de fonds et de corruption relayées par des journalistes qu’il qualifie d’« indélicats ». « Le mensonge a parfois pris le dessus sur la vérité, entraînant des décisions lourdes de conséquences », a-t-il déclaré, précisant que la justice a par la suite reconnu l’innocence de certaines personnalités mises en cause.
Boubacar Yacine Diallo estime que ces dérives illustrent les dangers d’une presse non encadrée, capable d’influencer l’opinion publique et les décisions politiques sur la base d’informations non vérifiées. Il a toutefois salué les résultats de l’« opération d’assainissement » engagée par son institution et soutenue par les organisations de presse dans le secteur des médias, qu’il considère comme une étape décisive vers une presse plus responsable.
« Depuis le lancement de cette opération, la presse se porte mieux. Ceux qui l’avaient infiltrée et infestée se sont retrouvés dehors », a-t-il affirmé, exprimant sa satisfaction quant au renforcement de l’éthique et du professionnalisme dans le paysage médiatique guinéen.

