Les tensions dues à la grève illimitée déclenchée par des syndicats de l’éducation font des victimes à Conakry. Ce mardi 09 décembre tout comme le lundi, des écoles privées ont été la cible des élèves du public venus empêcher le bon fonctionnement des cours. Dans une école à Conakry, une élève prise de panique a trouvé la mort.
Dans sa famille, l’émotion était vive. Comme nous l’avons annoncé dans un de nos articles précédents, Kadiatou, est le nom de cette élève.
Sa sœur raconte ses derniers moments <<J’étais ici en train de vendre mes marchandises quand on m’a appelée pour me dire que ma petite sœur était tombée à l’école. J’ai répondu qu’elle n’avait pas l’habitude de tomber, alors pourquoi aujourd’hui ? Je n’ai pas voulu partir tout de suite, parce que souvent, lorsqu’elles voient quelque chose avec ses amies, elles paniquent facilement>>, a t-elle raconté.
Et de poursuivre : « Un peu après, une autre de mes petites sœurs est venue en courant me dire d’aller à l’école, que Kadiatou était tombée. J’ai encore hésité et j’ai continué mon travail. Mais ils m’ont rappelée une deuxième fois depuis l’école : “Madame, venez vite, Kadiatou est gravement malade.” J’ai pris un taxi-moto et je suis partie. À mon arrivée, je l’ai trouvée couchée, ses amies pleuraient, les professeurs aussi. Ils m’ont demandé si elle avait l’habitude de tomber, j’ai dit non. Ils m’ont aussi demandé si elle était malade. J’ai dit non, elle avait quitté la maison en bonne santé. Après cela, ils l’ont envoyée en urgence à l’hôpital de Ratoma. Quelques minutes plus tard, j’ai vu ma maman et mon frère en train de pleurer… Ils m’ont dit que Kadiatou était décédée.>>

