Le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry a publié, le 4 décembre, un communiqué pour dénoncer la recrudescence de fausses informations circulant sur les réseaux sociaux, notamment celles faisant état de prétendus enlèvements ou disparitions attribués à l’autorité publique. Le document met en garde contre toute « campagne de désinformation dangereuse » qui, selon lui, menace la stabilité institutionnelle.
Le Parquet Général affirme que ces allégations ne reposent sur « aucune base factuelle » et qu’elles portent gravement atteinte à la dignité des institutions de la République. Selon le communiqué, la propagation de telles rumeurs contribue à troubler l’ordre public et à semer la confusion au sein de la population.
Le Procureur Général rappelle que tout signalement d’enlèvement ou de disparition doit impérativement suivre les procédures prévues aux articles 38 et suivants du Code de Procédure Pénale. À ce titre, il demande que toute personne disposant d’informations vérifiables les transmette aux autorités compétentes plutôt que de les diffuser en ligne sans contrôle.
Fallou Doumbouya réitère par ailleurs la validité du communiqué du 24 septembre 2025, lequel prohibe la calomnie, la diffamation, l’injure publique ainsi que la diffusion de fausses nouvelles sur les plateformes numériques. Il souligne que ces actes constituent des infractions pénales clairement définies dans le Code pénal et les lois spécifiques régissant la communication et le numérique en Guinée.
Liberté d’expression, mais pas impunité
S’il reconnaît que la liberté d’expression fait partie des droits garantis par la loi, le Parquet précise qu’elle « ne saurait justifier la diffamation ni l’atteinte à la réputation des institutions de la République ». Toute personne accusant publiquement une autorité de « faits criminels » sans preuve s’expose à des poursuites pour calomnie, diffamation, injure publique, outrage ou propagation de fausses nouvelles.

