Au Mali, la junte au pouvoir a annoncé, ce dimanche soir, la suspension de l’ensemble des cours dans les écoles et universités à compter de ce lundi, et ce, pour une durée de deux semaines. Cette décision intervient dans un contexte marqué par de sérieuses difficultés d’approvisionnement en carburant, conséquence directe d’un blocus imposé par des groupes djihadistes dans plusieurs régions du pays.
Dans un communiqué officiel, les autorités de transition expliquent que cette mesure vise à « limiter les déplacements » et à « garantir la sécurité des élèves et étudiants » durant cette période de crise énergétique.
Le communiqué annonce également la mise en place de restrictions strictes sur la distribution de carburant. À partir de ce dimanche et « jusqu’à nouvel ordre », la priorité sera donnée, dans des stations désignées, aux « véhicules de secours, d’assistance et de transport en commun ».
Cette situation illustre l’impact croissant des actions des groupes armés sur la vie quotidienne des populations maliennes. Alors que le pays traverse une période délicate sur le plan sécuritaire, cette pénurie de carburant pourrait encore aggraver les difficultés économiques et sociales que connaissent déjà de nombreuses familles.

