L’Union sacrée des forces vives de Guinée a animé ce lundi 13 octobre une conférence de presse au cours de laquelle ses responsables ont exprimé leur position sur le processus électoral en cours. Selon eux, les élections à la base constituent une étape importante pour la mise en place des dispositifs nécessaires à la tenue de la présidentielle prévue en décembre prochain.
Toutefois, le mouvement politique affirme que sa participation au scrutin du 28 décembre 2025 reste conditionnée à deux éléments essentiels : la mise en place d’un organe technique de gestion des élections, prévu dans la nouvelle constitution et la disponibilité de la charte des partis politiques après évaluation de ceux-ci.
« L’Union sacrée va participer à l’élection présidentielle prévue en décembre 2025, sous réserve que l’organe technique de gestion des élections soit mis en place et que la charte des partis politiques soit disponible », a déclaré IbrahimaSoryDiallo, coordinateur du mouvement.
Ils ont par ailleurs dénoncé ce qu’ils considèrent comme une violation de la Constitution, estimant que la DGE (Direction Générale des Élections) n’est pas habilitée à organiser les élections.
Sur un autre plan, Ibrahima Sory Diallo, président du BOC, a profité de l’occasion pour critiquer le Premier ministre Bah Oury sur sa gestion du dialogue politique :
« Si c’était un acteur de la société civile qui avait fait ça, on allait dire que la société civile était vendue. Mais parfois, nous les politiques, nous sommes responsables de tout ce qui est en train de se passer. Depuis qu’il (Bah Oury) est venu, il n’y a jamais eu de dialogue et on a besoin de discuter autour de la table », a-t-il déclaré.
Le mouvement appelle les autorités à créer les conditions d’un scrutin inclusif et transparent, afin de garantir un retour apaisé à l’ordre constitutionnel: « Il n’auront pas de conflits post-électoraux, tout va se régler avant les élections » a dit un membre de l’Union.

