La presse guinéenne est en deuil. Ce mercredi, la levée du corps du journaliste Daouda Taban Sylla, décédé récemment en Tunisie des suites de maladie, a rassemblé un grand nombre de proches, confrères et personnalités autour de sa famille. La cérémonie, marquée par une forte émotion, a également été l’occasion d’une annonce solennelle du gouvernement.
Au nom du Président de la transition, le ministre secrétaire général à la Présidence, le Général Amara Camara, a salué la mémoire d’un homme qui, selon lui, « a vécu et a servi », en se forgeant une réputation de professionnalisme et de loyauté envers l’État.
« Il n’a pas acheté tout ce monde. Il les a cherchés par son travail. (…) Il a été tout ce temps-là au service de l’État, de la Patrie, créant ses portes partout, dans des conditions souvent extrêmes. Même en tant que simple stagiaire, il a marqué sa République », a souligné le ministre.
Le Général Amara Camara a en outre transmis les condoléances attristées du Chef de l’État à la famille du défunt, avant d’annoncer une décision symbolique : Daouda Taban Sylla sera élevé, à titre posthume, au rang de chevalier de l’Ordre national.
Cette reconnaissance vient, selon les autorités, saluer le parcours d’un journaliste jugé « d’exception » et rappelé à Dieu « à la fleur de l’âge ».
Avec cette distinction, le gouvernement entend inscrire dans la mémoire nationale l’apport d’un professionnel qui a marqué de son empreinte la presse guinéenne et servi la République avec humilité et dévouement.

