Le Syli national local a essuyé une nouvelle désillusion ce soir, s’inclinant face à l’Afrique du Sud sur le score de 2 buts à un. Au-delà de la performance sportive, c’est l’atmosphère qui entoure le football guinéen qui préoccupe le sélectionneur, Souleymane Abedi.
En conférence de presse d’après-match, le technicien guinéen n’a pas mâché ses mots :
« Si on n’arrête pas les guéguerres entre nous, on n’ira pas de l’avant et on n’aura pas de coupes. (…) Ce sont les guéguerres et les méchancetés entre nous qui nous poussent à la défaite. »
Pour Abedi, l’unité est une condition sine qua non pour espérer des succès futurs.
« Sur le terrain, que les enfants jouent bien ou pas, dites à vos hommes de s’entendre si vous voulez l’évolution du football guinéen. Si on ne s’entend pas, on va toujours sortir et rentrer en pleurant », a-t-il lancé, visiblement amer.
Cette sortie intervient dans un contexte où les performances du Syli local peinent à convaincre, alimentant les critiques et révélant les tensions internes au sein du football national.
Souleymane Abedi espère que ce revers servira d’électrochoc pour amener dirigeants, encadreurs et joueurs à travailler main dans la main, afin de redonner au football guinéen ses lettres de noblesse.

