Après la défaite du Syli national local face à l’Ouganda, le ministre guinéen des Sports a tenu à clarifier la polémique grandissante autour de la question des primes. Interrogé par nos confrères d’Africaguinee.com, il a rappelé que l’État n’a signé aucun contrat engageant un paiement fixe ou systématique de primes à qui que ce soit.
« Si l’État doit nourrir tout le monde, alors, pour le moment, je dis que la question des primes relève de récompenses. Ce sont des gestes que l’État fait, et il a toujours respecté ses engagements envers tous — que ce soit pour les supporters, la presse, les accompagnants ou, évidemment, les joueurs », a-t-il affirmé.
Le ministre a insisté sur le fait que la polémique ne devait pas « pourrir l’atmosphère » du sport guinéen. Selon lui, les conditions d’accueil, de logement et de restauration sont déjà assurées, et l’État honore toujours les primes d’accompagnement, même si les paiements peuvent parfois prendre du temps.
« Cela ne devrait pas être la condition pour qu’un Guinéen rejoigne l’équipe nationale ou l’accompagne pour mouiller le maillot », a-t-il ajouté, estimant que servir la nation ne doit pas se limiter à une question financière.
Pour conclure, il a invité toutes les parties prenantes — supporters, journalistes, encadreurs et joueurs — à relativiser la question des primes :
« Quel que soit le montant, ce n’est jamais suffisant et ça ne le sera jamais. Ce n’est pas cela qui peut justifier que nous servions notre nation ».
Ce discours intervient dans un contexte où la défaite contre l’Ouganda a ravivé les critiques sur la gestion de l’équipe et les motivations financières autour des compétitions.