Les États-Unis ont officiellement annoncé leur retrait de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), dénonçant un « parti pris » persistant contre Israël. Cette décision marque une nouvelle rupture entre Washington et l’agence onusienne.
Dans un communiqué publié mardi, la porte-parole du département d’État américain, Tammy Bruce, a justifié ce retrait en affirmant que « la poursuite de la participation des États-Unis à l’Unesco n’est pas dans l’intérêt national ». Selon elle, l’organisation promeut « des causes sociales et culturelles clivantes », et suit « une feuille de route idéologique et mondialiste pour le développement international », en contradiction avec la doctrine diplomatique américaine « America First ». Selon la porte-parole, le retrait américain prendra effet le 31 décembre 2026.
Cette décision intervient deux ans seulement après le retour des États-Unis dans l’organisation en 2023. Pour rappel, Washington s’était déjà retiré une première fois de l’Unesco en 2018, avant d’y revenir pour réaffirmer son engagement dans la coopération multilatérale.
Au cœur des critiques américaines figure notamment l’admission en 2011 de « l’État de Palestine » comme membre à part entière de l’Unesco. Selon Tammy Bruce, cette décision est « hautement problématique », allant « à l’encontre de la politique des États-Unis », et aurait « contribué à la prolifération de discours hostiles à Israël au sein de l’organisation ».
Cette nouvelle rupture illustre les tensions persistantes entre les États-Unis et certaines agences onusiennes sur la question israélo-palestinienne. Elle pourrait également fragiliser les efforts de l’Unesco en matière de coopération internationale, notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture, et du patrimoine mondial, où l’apport financier et diplomatique américain reste considérable.

