Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, s’est exprimé avec gravité sur les violences subies par l’avocat Me Mohamed Traoré, soulignant non seulement l’impact humain de l’agression, mais également la portée symbolique et politique de cet acte jugé intolérable par les plus hautes autorités de l’État.
« Le gouvernement et l’ensemble des responsables, aussi bien le président de la République que les membres du gouvernement, sont profondément attristés et condamnent avec fermeté les actes de violence qui ont été portés sur la personne de Me Mohamed Traoré », a déclaré le Premier ministre sur les ondes de la RTG (Radio Télévision Guinéenne).
Au-delà de l’émotion suscitée par les blessures physiques et psychologiques infligées à l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats de Guinée, Amadou Oury Bah a insisté sur la gravité institutionnelle de cet acte. « C’est la République qui a été dans une large mesure poignardée », a-t-il affirmé, ajoutant que de tels actes visent à « ternir l’image de la République, celle des autorités et du Président de la République sur la scène internationale ».
Le chef du gouvernement a appelé à la clarté et à la fermeté dans le traitement de cette affaire. « Nous sommes affectés aussi bien que Me Traoré par rapport aux épreuves qu’il a dû subir », a-t-il conclu, exprimant ainsi la solidarité de l’exécutif avec l’avocat et, au-delà, avec tous ceux qui œuvrent pour la défense des droits fondamentaux dans le pays.
Cette déclaration intervient alors que de nombreuses voix s’élèvent au sein de la société civile et du barreau pour exiger que les auteurs de l’agression soient identifiés et traduits en justice dans les plus brefs délais.

