Réunis à Abuja, la capitale du Nigéria, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu ce samedi 22 juin leur 67ᵉ session ordinaire. Au cœur des discussions : la situation politique en Guinée et les tensions frontalières croissantes entre Conakry et Freetown.
Transition politique en Guinée : sous haute surveillance régionale
La CEDEAO a accordé une attention particulière à la transition en cours en Guinée, marquée par des incertitudes persistantes. Les dirigeants ouest-africains ont exprimé leurs préoccupations quant au respect du calendrier de transition et au retour à l’ordre constitutionnel. La Conférence a réitéré son soutien à un processus inclusif et pacifique, tout en appelant les autorités guinéennes à accélérer les réformes nécessaires.
Crise frontalière à Yenga: appel urgent au calme entre la Guinée et la Sierra Leone
L’autre point saillant de la session concerne le différend territorial opposant la Guinée à la Sierra Leone. Face à une montée des tensions le long de la frontière commune, la Conférence a lancé un appel pressant à la retenue, au dialogue et à la démilitarisation immédiate Yenga, la zone litigieuse.
Les chefs d’État ont exhorté les deux pays à recourir aux mécanismes communautaires de règlement des différends pour apaiser la situation. En réponse à l’urgence, la CEDEAO a décidé de dépêcher une mission d’évaluation sur le terrain, avec pour mandat d’analyser la nature du contentieux et de proposer des pistes de résolution durable.

