Dans le cadre du vaste chantier de transformation de la gouvernance économique et financière de la Guinée, le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé, ce vendredi 20 juin, une importante rencontre au Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Guinéens Établis à l’Étranger. Cette séance de travail était consacrée à la présentation et à la remise officielle des documents relatifs aux lettres de mission ministérielles à plusieurs hauts responsables administratifs.
Étaient concernés les Secrétaires généraux, Chefs de cabinet, Inspecteurs généraux, Conseillers principaux ainsi que les Directeurs des Bureaux de Stratégie et de Développement (BSD), qui forment l’ossature technique et stratégique de l’action ministérielle.
Responsabilisation collective et obligation de résultats
« Les objectifs de cette rencontre, c’est de décentraliser et de partager avec les collaborateurs les plus proches des ministres, pour qu’ils comprennent que la lettre de mission n’est pas une affaire individuelle », a déclaré le chef du gouvernement. Selon lui, cette démarche vise à ancrer une culture de la responsabilité collective dans la mise en œuvre des engagements ministériels.
Les lettres de mission seront remises non seulement aux ministres mais également à l’ensemble des directions centrales et structures stratégiques, pour garantir une cohésion et une coordination efficace autour des objectifs assignés.
Vers une gouvernance fondée sur la performance
En instaurant ce nouveau mode de gestion, le gouvernement ambitionne de mettre fin aux incohérences et aux revirements coûteux, qui nuisent à la continuité de l’action publique et à l’efficacité des dépenses.
Un signal fort pour une administration plus responsable
Cette rencontre marque un tournant significatif dans la méthode de gouvernance administrative en Guinée. Elle traduit la volonté des autorités de faire de la reddition de comptes, de la performance et de la planification stratégique les piliers d’une administration moderne et au service des citoyens.
La réforme est lancée. Reste désormais à l’ensemble des acteurs impliqués de se mobiliser pour concrétiser cette ambition et impulser un changement durable dans la gestion des affaires publiques.

