Alors que le secteur bancaire traverse une période de turbulences marquées par un accès limité aux liquidités et une perte de confiance du public, le Dr Kaba Ousmane, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), appelle à une réforme en profondeur de la politique monétaire et du mécanisme de refinancement.
« Il faut revoir la politique d’émission monétaire et de refinancement. Est-ce que les banques n’ont plus accès à leurs dépôts auprès de la BCE ? Ou est-ce que la BCE refuse désormais de refinancer les banques commerciales ? », s’interroge le leader politique, pointant du doigt un système devenu, selon lui, imprévisible et anxiogène pour les institutions financières comme pour les citoyens.
Depuis plusieurs semaines, plusieurs banques de la place peinent à répondre aux demandes de retrait de leurs clients. Cette situation a engendré une vague de panique et une tendance croissante à la thésaurisation : les clients préfèrent garder leur argent en liquide chez eux, affaiblissant encore davantage le système bancaire. « Quand une ou deux banques ont des problèmes de liquidité, la confiance s’érode. Les clients paniquent, retirent leur argent ou refusent de le déposer. C’est ce qu’on appelle la thésaurisation », explique Dr Ousmane.
Des réformes pour restaurer la stabilité
Pour sortir durablement de cette crise, Dr Kaba Ousmane propose quatre mesures concrètes :
Un accès garanti et immédiat des banques à leurs dépôts auprès de la Banque centrale, afin de restaurer un minimum de sécurité et de prévisibilité dans les échanges interbancaires.
Un refinancement équitable et transparent par la BCE, reposant sur des règles strictes et uniformément appliquées.
La fin des dépenses extra-budgétaires de l’État, responsables d’une pression excessive sur la création monétaire et d’un déséquilibre économique croissant.
Une campagne de sensibilisation pour restaurer la confiance du public, en invitant les citoyens à déposer leur argent en banque plutôt que de le conserver à domicile.
« La discipline budgétaire est cruciale. L’inflation, c’est le voleur invisible qui vide les poches de tous les citoyens », martèle le président du PADES, soulignant l’impact insidieux de l’instabilité monétaire sur les ménages.
Un début de sortie de crise ?
Malgré la gravité de la situation, Dr Kaba Ousmane reste modérément optimiste : « Je pense que la crise est en train de se résorber. Les banques retrouvent progressivement leur capacité à satisfaire les clients. Mais il faut rester vigilants pour éviter que cela ne se reproduise. »
Alors que les regards se tournent vers la BCE pour des réponses concrètes, l’appel du PADES marque un tournant dans le débat public. Dans un contexte économique tendu, la transparence, la rigueur budgétaire et la restauration de la confiance apparaissent plus que jamais comme les piliers d’une sortie de crise durable.

