Placée sous le thème de la paix, de la liberté, du travail décent et de la justice sociale, la Journée internationale du travail, célébrée chaque 𝟏𝐞𝐫 𝐦𝐚𝐢, constitue un moment fort de reconnaissance des luttes et des avancées en faveur des droits des travailleurs et de leur bien-être.
Cette date à la fois historique et symbolique rend hommage à toutes celles et ceux qui se sont battus pour l’amélioration des conditions de travail et la dignité des travailleurs à travers le monde.
À l’occasion de la cérémonie officielle 𝐭𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐂𝐨𝐧𝐚𝐤𝐫𝐲, 𝐥𝐞 𝐒𝐞𝐜𝐫é𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐧𝐟é𝐝é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐧é𝐞 (𝐂𝐍𝐓𝐆), 𝐀𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐃𝐢𝐚𝐥𝐥𝐨, a dressé un état des lieux des conditions de travail en Guinée. Il a particulièrement insisté sur l’importance de créer des emplois sûrs et attractifs, notamment pour les jeunes diplômés confrontés au chômage.
Au nom des 𝐭𝐫𝐞𝐢𝐳𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐥𝐞𝐬, le mouvement syndical guinéen a salué les efforts du gouvernement visant à harmoniser les textes réglementaires, en particulier ceux relatifs à 𝐥𝐚 𝐂𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐫é𝐯𝐨𝐲𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞, à 𝐥𝐚 𝐂𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐬é𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭é 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐮 𝐂𝐨𝐝𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥. Il a également profité de cette tribune pour transmettre un cahier de charges aux autorités.
De son côté, le représentant de 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐧𝐟é𝐝é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐧é𝐞 (𝐂𝐆𝐄-𝐆𝐔𝐈) a salué les efforts conjoints en faveur du dialogue social et de la justice sociale.
Dans son intervention, 𝐥𝐞 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐓𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐏𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐅𝐚𝐲𝐚 𝐅𝐫𝐚𝐧ç𝐨𝐢𝐬 𝐁𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐧𝐨, s’est adressé à l’ensemble des travailleurs de Guinée. Reconnaissant les conditions parfois difficiles dans lesquelles ils exercent leurs fonctions, il a mis en avant les réformes engagées par le gouvernement pour améliorer leur quotidien. Parmi ces mesures figurent :
• 𝐋𝐚 𝐫é𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐝𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬é𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭é 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞, pour des textes modernes, équitables et adaptés aux réalités actuelles ;
• L’élaboration d’une Politique nationale de sécurité et de santé au travail, visant à préserver la santé des travailleurs et à garantir leur dignité ;
• La création d’une nouvelle catégorie d’organismes de prévoyance sociale, capables d’investir, de financer et de renforcer leur rôle social ;
• La préparation de deux innovations majeures : un Régime d’assurance maladie obligatoire et un Régime d’assurance chômage.
𝐏𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐜é𝐫é𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞 𝐚𝐮 𝐧𝐨𝐦 𝐝𝐮 𝐏𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑é𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐀𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐎𝐮𝐫𝐲 𝐁𝐚𝐡 a exprimé sa profonde reconnaissance au mouvement syndical guinéen pour sa contribution à la préservation de la paix sociale, socle indispensable à la transformation économique et sociale du pays. Il a réaffirmé l’engagement du Chef de l’État à garantir un salaire décent et une vie digne à tous les travailleurs guinéens, à travers des réformes audacieuses et inclusives.
𝐋𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 a également exhorté les travailleurs, par le biais de leurs syndicats, à s’enrôler afin d’obtenir un 𝐍𝐮𝐦é𝐫𝐨 𝐝’𝐈𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐏𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 (𝐍𝐈𝐏), outil essentiel pour une gestion moderne et fiable du registre d’état civil.
Poursuivant, il a annoncé que les 𝐚𝐧𝐧é𝐞𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟓 𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔 seront placées sous le signe de l’approfondissement du dialogue social. Les représentants syndicaux seront pleinement associés à la conception des grands projets et réformes, notamment dans le cadre du 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐒𝐢𝐦𝐚𝐧𝐝𝐨𝐮 𝟐𝟎𝟐𝟒, présenté comme un exemple de concertation, de partage et de travail collectif.
Ministère du travail

