Amnesty International tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : les droits humains connaissent une crise mondiale sans précédent, alimentée par une montée des régimes autoritaires, une répression accrue des dissidences et une indifférence généralisée face aux grandes urgences planétaires. Dans son rapport annuel publié le 29 avril 2025, l’organisation dénonce notamment un « effet Trump » inquiétant, accusant le président américain d’aggraver les tendances destructrices déjà à l’œuvre.
Selon Amnesty, les 100 premiers jours du second mandat de Donald Trump ont marqué un tournant funeste. En ciblant frontalement des institutions internationales, en démantelant des politiques de justice sociale et climatique, et en piétinant les principes du multilatéralisme, le président américain a non seulement sapé les efforts passés mais ouvert la voie à d’autres leaders autoritaires. Son influence renforce une vague globale de répression et de mépris des libertés fondamentales.
Un climat d’impunité généralisée
L’année 2024 a vu s’intensifier la violence étatique contre les voix dissidentes : manifestations interdites, ONG réduites au silence, journalistes et militants emprisonnés. Le rapport cite notamment la répression sanglante au Bangladesh, les violences au Mozambique, et l’interdiction de protester en Turquie. Face à cette offensive, Amnesty déplore l’érosion accélérée du droit international, illustrée par le drame en Palestine que « nul n’arrête », malgré une indignation mondiale.
Le monde à la croisée des chemins
Pour Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, il est encore temps d’agir : « Ce n’est pas une fatalité. L’Histoire montre que la résistance civile peut triompher. » Elle évoque l’exemple de la Corée du Sud où, malgré un virage autoritaire, la mobilisation populaire a permis de rétablir les droits fondamentaux. L’appel est clair : États et citoyens doivent se mobiliser pour freiner cette dérive et reconstruire un socle solide de droits et de justice.
Une lutte essentielle pour l’avenir
Alors que les conflits, les crises écologiques et les inégalités s’aggravent, Amnesty rappelle que l’inaction serait un aveu de complicité. Les droits humains ne peuvent être relégués au second plan. Le combat pour leur défense est celui de l’humanité toute entière, pour aujourd’hui et pour les générations futures.
