Le président de la transition malienne, Assimi Goïta, s’est adressé à la nation ce mardi soir à la suite des récentes attaques jihadistes ayant visé plusieurs localités du pays. Une prise de parole très attendue, alors que le chef de l’État n’avait plus fait d’apparition publique depuis le déclenchement de cette nouvelle vague de violences.
Dans son allocution, le général Assimi Goïta a salué la réaction des Forces armées et de sécurité maliennes face aux assaillants.
« Grâce à la promptitude et au professionnalisme des Forces armées et de sécurité, un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants… le plan funeste de l’ennemi a été déjoué avec la neutralisation d’un nombre important d’assaillants », a-t-il déclaré.
Le président de la transition a également estimé que ces attaques dépassent le cadre d’actions isolées. Selon lui, elles relèvent d’une stratégie plus large de déstabilisation visant le Mali.
« Ces attaques ne sont pas des faits isolés. Elles s’inscrivent dans un vaste plan de déstabilisation conçu et exécuté par les groupes armés terroristes et les sponsors internes et externes, qui leur fournissent du renseignement et des moyens logistiques », a affirmé le chef de l’État malien.
Face à cette situation sécuritaire préoccupante, Assimi Goïta a lancé un appel à l’unité nationale et à la cohésion sociale, invitant les Maliens à faire bloc contre toute tentative de division.
« Un sursaut national est aujourd’hui indispensable et nous devons tous, comme un seul homme, nous ériger contre la division et la fracture sociale », a-t-il insisté.
Cette intervention intervient dans un contexte particulièrement tendu au Mali, marqué par des attaques coordonnées menées le 25 avril dernier contre plusieurs positions et localités du pays. Ces offensives ont ravivé les inquiétudes autour de la situation sécuritaire dans le Sahel, malgré les opérations militaires engagées par les autorités de transition.
L’apparition publique du général Assimi Goïta et son adresse à la nation étaient très attendues par une partie de l’opinion malienne, après plusieurs jours de silence officiel face à l’ampleur des attaques.

