La nuit du 23 avril aura été longue et tendue pour les responsables des formations politiques guinéennes. Dans un climat d’attente mêlé d’incertitude, plusieurs états-majors ont retenu leur souffle. En jeu : la validation ou non de leur participation aux prochaines élections législatives.
Réunie en audience sous la présidence de Fodé Bangoura, Premier président de la Cour suprême de Guinée, la juridiction a examiné les recours introduits contre la décision de la Direction Générale des Élections (DGE), rendue le 16 avril dernier. À l’issue des délibérations, la Cour a relevé l’existence « d’erreurs matérielles » dans les décisions initiales, ouvrant ainsi la voie à la réhabilitation de plusieurs candidatures.
Dans sa décision, la Cour suprême a jugé recevables les candidatures de sept partis politiques sur la liste nationale à la proportionnelle. Il s’agit de :
- Notre Intérêt Commun (NIC)
- Rassemblement pour la République (RPR)
- Nouvelles Forces Démocratiques (NFD)
- Union pour le Développement des Intérêts Républicains (UDIR)
- Union pour la Nouvelle Guinée (UNG)
- La Nouvelle Guinée (NG)
- Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR)
Une décision qui rebat les cartes du jeu électoral, en permettant à ces partis de revenir dans la course à la représentation nationale.
Des circonscriptions stratégiques également concernées
Au-delà de la liste nationale, la décision de la haute juridiction s’étend également à certaines circonscriptions uninominales. Le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) voit ainsi sa candidature validée dans la zone de Ratoma, Lambanyi et Amérique. De son côté, Avenir Guinée Nouvelle (AGN) est réintégré dans les circonscriptions de Lambanyi, Sonfonia et Afrique.
Ces zones, considérées comme des bastions électoraux majeurs, pourraient jouer un rôle déterminant dans l’issue du scrutin à venir.
Dans la foulée de l’audience, Fodé Bangoura a annoncé la publication immédiate de la liste définitive des candidatures. Celle-ci est désormais affichée au greffe de la Cour suprême de Guinée.
Une copie certifiée de l’arrêt sera transmise sans délai à la Direction Générale des Élections ainsi qu’à ses structures déconcentrées, afin de permettre l’intégration rapide de ces ajustements dans le dispositif organisationnel du scrutin.
Par cette décision, la Cour suprême réaffirme son rôle d’arbitre du contentieux électoral, dans un contexte où la transparence et l’équité du processus demeurent au cœur des attentes.

