Le Syndicat National de l’Éducation (SNE) hausse le ton. À l’issue d’une réunion extraordinaire tenue ce samedi 18 juillet 2026 à Conakry, le Bureau exécutif du syndicat a publié une déclaration dans laquelle il conteste les affirmations du porte-parole du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP), Mohamed Ansa Diawara, concernant le paiement des primes des acteurs impliqués dans l’organisation des examens nationaux de la session 2026.
Dans son communiqué, le SNE affirme que plusieurs catégories d’acteurs n’ont toujours pas perçu leurs indemnités, contrairement aux déclarations officielles. Le syndicat cite notamment les primes du secrétariat et des correcteurs du BEPC, des délégués du baccalauréat, des superviseurs et coordonnateurs nationaux des examens, des membres des jurys du baccalauréat ainsi que des commissions de centralisation des notes.
S’agissant de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, le SNE indique également que les primes des surveillants, des correcteurs, des secrétaires et des délégués restent impayées.
Au-delà de la question des indemnités, le syndicat dénonce les propos tenus par le porte-parole du MENA-ETFP à l’encontre de son secrétaire général, Michel Pépé Balamou. Selon le SNE, les accusations portées contre ce dernier sont infondées, rappelant que les dysfonctionnements relevés durant le déroulement des examens nationaux sont, selon lui, « réels et connus de tous ».
Le Bureau exécutif réaffirme sa détermination à poursuivre son combat contre les pratiques qu’il estime préjudiciables au bon fonctionnement du système éducatif guinéen. Il appelle les autorités éducatives à procéder, dans les meilleurs délais, au paiement de toutes les primes dues aux différents acteurs ayant participé à l’organisation des examens.
Le SNE prévient enfin que, si ces revendications ne sont pas satisfaites rapidement, il se réserve le droit d’engager toutes les actions légales nécessaires pour obtenir le paiement des indemnités réclamées et la prise en compte de ses préoccupations.

