Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a annoncé le licenciement de 6 678 agents de l’État, à l’issue d’un vaste processus de contrôle administratif mené conformément aux textes en vigueur. Cette décision s’inscrit dans la poursuite des réformes engagées pour renforcer « l’efficacité, la transparence et la performance de l’administration publique ».
Selon le communiqué officiel, cette opération d’assainissement intervient dans le cadre de « la dynamique de refondation de l’État engagée par le Président de la République, Mamadi Doumbouya ». Les autorités précisent qu’elle fait suite à la mise en place d’un nouveau système automatisé de gestion, de contrôle et de suivi des statuts ainsi que de la situation administrative des agents de l’État.
Le ministère explique que cet outil permet désormais « un contrôle rigoureux des effectifs et une maîtrise de la masse salariale », facilitant ainsi l’identification des irrégularités au sein de la fonction publique.
Les vérifications réalisées ont mis en évidence plusieurs anomalies, notamment des abandons de poste, des absences prolongées non justifiées, des cas de décès non déclarés, ainsi que « d’autres situations incompatibles avec le maintien des intéressés dans les effectifs de la fonction publique ».
À travers cette décision, le ministère de la fonction publique et de la Modernisation de l’Administration réaffirme sa volonté de poursuivre les réformes destinées à bâtir une administration « moderne, efficace, intègre et résolument tournée vers le service des citoyens ».
Le ministère entend également rétablir l’équité entre les agents qui accomplissent effectivement leurs missions et ceux qui ne rejoignent pas leur poste, tout en renforçant la confiance des citoyens envers les services publics par la lutte contre les pratiques contraires à l’éthique administrative.
En conclusion, le ministère invite l’ensemble des agents de l’État « à la responsabilité et au professionnalisme » afin de contribuer à la construction d’« une administration au service du peuple guinéen ».

