Le premier cas de fraude au baccalauréat unique, session 2026, a été enregistré ce lundi 29 juin au centre d’examen de l’école primaire Maférinyah Centre 2.
Il s’agit de Kabinet Chérif, étudiant à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, interpellé avant le début des épreuves alors qu’il tentait de composer à la place de son cousin, Abdoulaye Kader Traoré.
Selon les informations recueillies, le jeune homme a été identifié dès son arrivée dans l’enceinte du centre d’examen avant d’être remis aux services de la gendarmerie.
Interrogé après son arrestation, il a reconnu les faits et expliqué les circonstances de son acte.
« On m’a arrêté parce que je suis venu composer à la place de mon cousin. Lorsque je suis entré dans la cour, on m’a appelé. Ma carte était déjà dans ma poche. Je ne sais pas comment ils ont su. Ils ont pris ma carte et m’ont demandé l’année de naissance de mon cousin, mais je n’ai pas pu répondre », a-t-il déclaré.
L’étudiant a ensuite exprimé ses regrets, affirmant avoir agi dans l’espoir d’aider son cousin, qui aurait échoué à plusieurs reprises au baccalauréat.
« Je n’ai rien à dire, je suis vraiment désolé. Mon cousin est à Conakry. Il a tenté le baccalauréat plusieurs fois sans succès. C’est pourquoi je suis venu composer à sa place afin qu’il puisse être orienté dans une école professionnelle. Je regrette profondément mon acte et je ne recommencerai jamais », a-t-il confié.
Cette interpellation, survenue dès le premier jour des épreuves, témoigne du renforcement des dispositifs de contrôle mis en place par les autorités pour lutter contre la fraude et garantir la crédibilité des examens nationaux

