À quelques heures du lancement des examens nationaux, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a affirmé que toutes les dispositions sont réunies pour garantir le bon déroulement des évaluations sur l’ensemble du territoire national. À l’issue d’une visite des centres stratégiques de préparation, le ministre s’est voulu rassurant quant à l’organisation de cette session qui mobilise près de 600 000 candidats.
Cette année, 595 449 candidats sont inscrits aux différents examens nationaux. Parmi eux, 569 423 relèvent de l’enseignement général et 26 026 de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Les filles représentent près de la moitié des effectifs avec 281 486 candidates, dont 17 464 dans l’enseignement technique et 264 022 dans l’enseignement général.
Selon le ministre, l’ensemble du dispositif logistique, pédagogique et sécuritaire est désormais opérationnel. « Nous sommes prêts à 100 %. Nous sommes fin prêts à attaquer cette session et à dérouler des examens crédibles sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il déclaré, soulignant que les centres de préparation ont finalisé l’élaboration des sujets, l’organisation logistique ainsi que les mesures anti-fraude.
Tolérance zéro contre la fraude
Face aux préoccupations récurrentes liées à la fraude, Alpha Bacar Barry a réaffirmé la détermination des autorités à préserver la crédibilité des examens. Il a rappelé que l’organisation de ces évaluations constitue un défi majeur compte tenu du nombre important de candidats concernés.
« Nous ne devons pas organiser des examens de barrage destinés à exclure des élèves du système éducatif. En revanche, nous devons impérativement organiser des examens crédibles », a insisté le ministre, appelant ceux qui seraient tentés par la fraude à renoncer à toute pratique contraire à l’éthique scolaire.
Un calendrier resserré et une session de rattrapage annoncée
Le coup d’envoi des examens sera donné ce lundi 15 juin avec les épreuves pratiques de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Suivront ensuite les examens d’entrée en 7e année, le Brevet d’études du premier cycle (BEPC) puis le Baccalauréat unique.
Le ministre a également annoncé une accélération du processus de correction afin de permettre une publication rapide des résultats. Il a par ailleurs révélé qu’une session de rattrapage sera organisée pour certains candidats au baccalauréat, conformément aux orientations des autorités.
Le capital humain au cœur de la vision Simandou 2040
Évoquant les ambitions du programme Simandou 2040, Alpha Bacar Barry a souligné l’importance d’un système d’évaluation rigoureux pour bâtir une ressource humaine compétente et adaptée aux besoins du pays.
Selon lui, le développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle constitue un levier essentiel pour accompagner l’industrialisation et la modernisation de l’agriculture prévues dans le cadre de cette vision de développement.
Une progression encourageante de la scolarisation des filles
Le ministre s’est également félicité de la forte présence des filles parmi les candidats cette année. Pour lui, ces chiffres traduisent les progrès réalisés en matière d’accès des jeunes filles à l’éducation.
« Notre responsabilité consiste maintenant à les maintenir à l’école, à les protéger et à les accompagner jusqu’à la fin de leur parcours scolaire », a-t-il affirmé, estimant que cette dynamique contribuera à féminiser davantage la main-d’œuvre nationale et à renforcer l’inclusion.
Appel à la mobilisation de tous
À la veille du démarrage des épreuves, le ministre a lancé un appel à la responsabilité des enseignants, des parents d’élèves et de l’ensemble des citoyens afin d’assurer le succès de cette session.
Il a particulièrement insisté sur le rôle des parents dans la lutte contre la fraude et dans l’accompagnement psychologique des candidats confrontés au stress des examens.
« La fraude représente simplement la facilité », a-t-il martelé, avant d’inviter l’ensemble des Guinéens à faire preuve de solidarité envers les élèves durant cette période décisive.
Avec près de 600 000 candidats attendus dans les centres d’examen à travers le pays, les autorités éducatives entendent ainsi faire de cette session 2026 un rendez-vous marqué par la transparence, la crédibilité et l’équité.

