La situation de la liberté de la presse en Guinée continue de se détériorer. Dans son classement mondial publié ce mercredi 29 avril 2026, l’organisation Reporters sans frontières dresse un constat alarmant sur l’environnement médiatique guinéen. Le pays enregistre une baisse de huit places en un an et occupe désormais le 111e rang mondial.
Selon le rapport 2026 de RSF, la Guinée affiche un score de 48,45 points, révélant une dégradation progressive des conditions de travail des journalistes et des médias indépendants. L’organisation souligne que l’espoir suscité après le changement de régime du 5 septembre 2021 semble aujourd’hui s’être dissipé.
Le rapport évoque un durcissement du climat politique et médiatique depuis l’élection du président Mamadi Doumbouya à la fin de l’année 2025. RSF estime que les autorités ont renforcé la pression sur les voix critiques et les organes de presse indépendants.
Dans ce contexte, la Haute Autorité de la Communication est particulièrement critiquée pour sa fermeté croissante à l’égard de certains médias. Plusieurs observateurs dénoncent des suspensions, restrictions et sanctions jugées excessives contre des journalistes et des entreprises de presse.
Bien que la loi de 2010 ait officiellement dépénalisé les délits de presse en Guinée, RSF affirme que des procédures judiciaires et administratives continuent d’être utilisées pour intimider les professionnels des médias. L’organisation appelle les autorités guinéennes à garantir davantage la liberté d’expression et la protection des journalistes.

