Un nouveau chapitre s’ouvre à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Charles Wright a officiellement pris fonction en remplacement de Aly Touré, avec un discours ferme et sans équivoque : la lutte contre la corruption sera menée sans complaisance.
Dès son installation, le nouveau procureur spécial a donné le ton, promettant de s’attaquer à toutes les formes de dérives au sein de l’appareil d’État : « Aucun ministre, aucun magistrat n’est au-dessus de la loi. »
Face à ses collègues magistrats et aux responsables publics, le nouveau patron des poursuites à la CRIEF a insisté sur l’exemplarité : « Est-ce qu’on peut développer un pays si on baille à la corruption ? Ne soyez pas étonné demain qu’un ministre actuel dans le gouvernement puisse passer devant la CRIEF. Ne soyez pas surpris qu’un magistrat passe à la CRIEF. Personne ne sera épargné (…) ».
Poursuivant sur la même lancée, il a lancé un appel à la responsabilité collective : « Je viens pour terminer dans la légalité ce que j’ai commencé… Celui qui est là, il est ministre, il est magistrat. Qu’on ne pense pas que la loi, c’est de l’autre côté (…) La loi, elle est plus forte que nous tous. Nul n’est au-dessus de la loi », a-t-il martelé.

