Les acteurs du dessin de presse en Guinée se préparent activement pour la 7ᵉ édition du festival Bulle d’Encre de Guinée, un rendez-vous culturel majeur dédié à la caricature et au dessin de presse. En prélude à l’événement, les organisateurs ont animé une conférence de presse ce jeudi 18 décembre, autour du thème : « Simandou 2040, ça va être doux pour le monde ».
À tour de rôle, les responsables du festival ont expliqué les objectifs de cette nouvelle édition. Selon les organisateurs, le choix du thème Simandou 2040 répond à une volonté de contribuer au débat national autour de ce vaste programme stratégique.
« Le thème principal de ce festival est un thème d’actualité. Nous voulons apporter notre contribution, notre manière de comprendre le projet Simandou 2040. Ce programme doit être détaillé et non perçu comme une simple alarme. Pour le rendre compréhensible, nous utilisons le dessin », a expliqué Ibrahim Ahmed Barry.
À travers la caricature et le dessin de presse, le festival ambitionne de vulgariser un projet technique complexe, afin de le rendre accessible à tous, même à ceux qui ont des difficultés à maîtriser les aspects techniques du projet Simandou « À travers un simple coup d’œil, on peut comprendre de quoi il s’agit », a-t-il ajouté.
Prenant la parole, Oscar Ben Barry a présenté le déroulement du concours de dessin, l’un des temps forts du festival.
« À partir de demain, nous allons ouvrir le concours de dessin. Il y a déjà une cinquantaine de candidats. Ensuite, le deuxième jour, nous retiendrons la moitié des meilleurs. Le troisième jour sera consacré à la finale, au cours de laquelle dix (10) meilleurs dessinateurs seront sélectionnés», ont-il déclare.
Revenant sur l’historique de l’événement, Tony a rappelé que le festival Bulle d’Encre a vu le jour en 2012, une information également soulignée par Daniel Couriol.
« Comme un titre d’un article , à travers un dessin, on doit tout comprendre. J’ai toujours été très sensible au dialogue entre les cultures. Un étranger qui arrive en Guinée peut commencer à dire qu’il connaît le pays quand il commence à rire devant un dessin », a-t-il expliqué.
De son côté, Ibrahima Ahmed Barry a salué le soutien institutionnel dont bénéficie désormais le festival, après des débuts marqués par des difficultés.
À la veille de cette 7ᵉ édition, les organisateurs se disent confiants et espèrent un « succès extraordinaire », tant sur le plan artistique que pédagogique. Le festival Bulle d’Encre de Guinée s’impose ainsi comme un espace de réflexion, de créativité et de dialogue autour des grandes questions de développement du pays.
L’évènement débute ce vendredi et va durer 3 jours au centre culturel franco-guinéen

