Le Conseil national de la transition (CNT) a tenu hier, vendredi, une plénière spéciale consacrée à l’examen et à l’adoption du nouveau Code électoral. À l’issue des travaux, les conseillers nationaux ont voté à la majorité en faveur du texte qui encadre désormais l’organisation des futures élections en République de Guinée.
Selon les dispositions adoptées, la future Assemblée nationale sera composée de 147 députés, dont 49 élus sur une liste nationale. Les 98 autres seront désignés sur la base de circonscriptions électorales locales, marquant un équilibre entre représentativité nationale et ancrage territorial.
Le texte introduit également une innovation majeure dans l’architecture institutionnelle du pays : la création d’un Sénat, qui constituera la seconde chambre du Parlement guinéen. Ce Sénat comptera 87 membres, élus au niveau préfectoral et régional. Cette nouvelle institution aura pour mission de représenter les collectivités locales et de participer à l’élaboration des lois, en particulier celles touchant à la décentralisation et à l’aménagement du territoire.
Cette adoption marque une étape importante dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel, engagé par les autorités de la transition. Le nouveau Code électoral fixe en effet les règles qui encadreront les prochains scrutins, notamment les élections législatives et sénatoriales, attendues à l’issue de la transition.
Les débats en plénière ont été nourris, les conseillers nationaux saluant dans leur majorité un texte jugé « plus inclusif et équilibré », tout en appelant à une application rigoureuse des dispositions pour garantir des élections transparentes et crédibles.
Cette adoption intervient après la validation des résultats du référendum constitutionnel par la Cour suprême, ouvrant ainsi la voie à la mise en place des nouvelles institutions prévues par la Constitution.
Avec ce nouveau cadre juridique, la Guinée se dote d’un outil essentiel pour la refondation de son système politique et institutionnel.
