Le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono, a animé ce lundi une conférence de presse à la Maison de la presse. L’ancien candidat à la présidentielle s’est prononcé sur le projet de nouvelle constitution soumis au référendum du 21 septembre prochain. À cette occasion, il a fermement critiqué le texte proposé, dénonçant ses « dangers » et appelant les Guinéens à une prise de conscience.
« Une multiplication incontrôlée des institutions »
Dès l’entame, Dr Millimono a relevé ce qu’il qualifie de premier danger du projet de constitution : la prolifération des institutions sans cadre clair.
« Il y a même certaines caractérisées d’‘autorité administrative indépendante’, sans précision sur leur nombre. On a parlé de l’Assemblée nationale, mais sans indiquer combien de députés la composeront », a-t-il regretté.
Rappelant que l’Assemblée nationale comptait 114 membres par le passé, il s’est interrogé sur la capacité financière de l’État à assumer davantage d’élus et de structures.
« Nous n’étions déjà pas capables de financer correctement 114 députés. Au lieu de renforcer une chambre unique, bien outillée et capable de produire des lois, on a ajouté une nouvelle chambre. Mais à quoi servira-t-elle ? », s’est-il interrogé.
« Des pouvoirs dignes d’une monarchie absolue »
Le second danger mis en exergue par l’opposant concerne la concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République.
«Le deuxième grand danger qu’on a trouvé, c’est le pouvoir qu’on a donné au président de la République. Quand vous lisez tous les pouvoirs donnés au président, comparez-les aux pouvoirs d’un monarque dans une monarchie absolue, le président guinéen a plus de pouvoirs.», a-t-il dénoncé.
Pour Dr Millimono, une telle orientation constitutionnelle menace l’équilibre institutionnel et compromet l’avenir démocratique du pays. C’est pourquoi, il appelle à voter « Non » lors du référendum du 21 septembre prochain.

