En conférence de presse ce lundi à la Minière, le président du Bloc Libéral (BL), Dr Faya Millimono, a dénoncé avec vigueur la gestion du secteur sportif en Guinée. À l’occasion de cette sortie consacrée aux consignes de vote pour le référendum constitutionnel du 21 septembre, l’opposant a tiré la sonnette d’alarme sur l’absence d’infrastructures sportives dans le pays.
« Récemment, on a vu des départements ministériels scindés : posez-vous des questions. Depuis 1958, on a eu un ministre de la Jeunesse et des Sports. Montrez-moi où nous avons des infrastructures sportives en Guinée pour permettre à nos jeunes de jouer ? Où est-ce que nos enfants jouent ? C’est dans la rue », a déclaré Dr Millimono.
Pour lui, le problème réside dans une mauvaise orientation des priorités de l’État : « On a nourri le ministère du Sport, pas le sport. Parce que si on avait nourri le sport, on aurait aujourd’hui des infrastructures sportives un peu partout dans toutes les agglomérations. Je suis certain qu’on ferait des Ronaldo », a-t-il ajouté.
Le leader du BL a également souligné les conditions précaires dans lesquelles les jeunes footballeurs guinéens développent leur talent avant d’atteindre les clubs européens. « Les jeunes Guinéens qui vont jouer en Europe, on sait comment ils sont arrivés. La plupart, c’est sur des cailloux qu’ils ont appris », a-t-il regretté.
Cette prise de parole, au-delà de la critique du système sportif, s’inscrit dans une campagne plus large de mise en garde contre les promesses faites par les promoteurs de la nouvelle Constitution. Selon Dr Faya Millimono, « le peuple doit rester vigilant face aux discours séduisants qui ne traduisent pas la réalité ».

