Après plusieurs mois de silence, l’ancien Premier ministre guinéen, Dr Bernard Gomou, s’est exprimé ce dimanche lors d’une conférence de presse tenue à la Maison de la presse. Dans une déclaration marquée par un ton solennel, il a justifié sa prise de parole par l’importance du moment que traverse la Guinée, engagé dans le processus d’adoption d’une nouvelle Constitution.
« Ce silence est un attachement aux principes de réserve. Aujourd’hui, ma prise de parole a un sens parce que mon vœu fondamental se présente à notre pays : doter la Guinée d’une nouvelle Constitution », a-t-il déclaré d’entrée.
Une Constitution présentée comme un acte fondateur
Pour l’ancien chef du gouvernement, le projet de nouvelle Constitution ne constitue pas une simple formalité, mais un véritable « acte fondateur » devant définir le projet de société des Guinéens.
Il a insisté sur la dimension inclusive et pacificatrice de ce texte qui, selon lui, « garantit la paix, la stabilité et la continuité de l’État ».
Un engagement citoyen et loyal au chef de l’État
Se présentant désormais comme un citoyen engagé, Bernard Gomou a affirmé fonder son implication sur deux piliers : le sens du devoir et la volonté de contribuer à ce « moment historique ».
Les raisons du « oui »
Dans son allocution, l’ancien Premier ministre a énuméré six raisons principales qui justifient, selon lui, l’adoption du projet de Constitution. Parmi elles :
tourner définitivement la page de la transition,
donner une légitimité démocratique aux nouvelles autorités,
introduire des mécanismes de transparence et de contrôle du pouvoir,
améliorer la gouvernance,
garantir le droit des citoyens à choisir librement leurs représentants,
promouvoir une Guinée inclusive à travers l’éducation et la santé pour tous.
« Ce texte fondateur permet de semer la graine d’un avenir meilleur pour notre pays », a-t-il insisté, appelant les Guinéens à une « responsabilité partagée ».
Une campagne de proximité annoncée
Bernard Gomou a par ailleurs annoncé son intention de parcourir l’intérieur du pays dans les prochains jours pour expliquer « de façon pédagogique » le contenu et les enjeux de la nouvelle Constitution, afin de convaincre les citoyens à voter « oui » lors du référendum prévu le 21 septembre 2025.
